Les sons « de bien-être »

Mis à jour : 12 sept. 2019


Chaque jour, je chante des sons “de bien-être" en choisissant, selon l’heure, la tonalité adaptée. Je le fais, chaque fois que possible, pour célébrer le lever, le zénith et le coucher du soleil. Il ne s’agit bien sûr que de points de repères. Si le besoin se fait sentir à d’autres moments intermédiaires, je saisis l’occasion de m’isoler et d’émettre des sons « de bien-être », dans la mesure du possible, compte-tenu des contraintes de mon planning professionnel et privé…


Trouver le bon son et la bonne note, dans l’horaire choisie

Après avoir réveillé mon corps en utilisant le système TED (tension-étirement-détente) que j’ai mis au point depuis une dizaine d’années, je laisse venir spontanément le premier son qui émerge dans mon larynx en faisant taire la « reconnaissance automatique de la hauteur du son » que mon métier m’a appris. Dans le silence qui s’installe spontanément à la suite d’une posture, « j’entends » dans ma tête un son que je bourdonne puis chante sur la voyelle qui se décide d’elle-même. Je retrouve ensuite la note sur mon harmonium/accordéon indien et chante avec l’instrument la note dans une profonde unité. Cet unisson voix/instrument se révèle très jouissif pendant plusieurs minutes et j’attends que l’envie vienne de sortir de cette note (qui restera la note modale du moment) pour explorer et chanter une ébauche de mélodie spontanée. Au bout de quelques minutes, le dessin mélodique impose une « couleur » harmonique et c’est alors que je sais si le premier son chanté devient la tonique ou la quinte de cette tonalité encore en suspens... J’actionne cette deuxième note sur mon harmonium/accordéon et je continue de chanter sur cet accord à double son tonique/quinte. Parfois, je peux rajouter la tierce mais ce n’est pas obligatoire d’autant que trop vite fixer la tierce majeure ou mineure restreint la liberté mélodique. Chaque jour, je note dans un cahier cette hauteur chantée qui s'est imposée spontanément : le but est de rapprocher ces choix de tonalité avec la période horaire.


Un changement toutes les deux heures


Comme il y a 12 demi-tons à l'intérieur de l'octave (entre 220Hz (la2) et 440Hz (la3) pour donner un exemple), il y a une possibilité différente de tonalité toutes les 2 heures à l'intérieur du cadran horaire de 24H. La médecine chinoise avait noté depuis bien longtemps l'activation des méridiens en fonction de cette tranche horaire qui change toutes les 2 heures. Donc, selon que je chante à minuit, à 6h ou ou à 14h00, mon corps réagit différemment. La tranche horaire dans laquelle je chante n’a pas le même impact sur ma physiologie. J’essaie donc de laisser apparaître la tonalité adaptée à la tranche horaire, celle qui permet de sentir mon corps le mieux possible et de résonner le mieux avec mon état intérieur.


Se caler sur l’heure solaire

Jusque là, c'est facile à comprendre. Mais ce qui me pose problème, c'est le décalage imposé par l'heure officielle sur la réalité de l'heure solaire de l'endroit où je vis. Grosso modo l'heure de Greenwich moins la longitude de Saint Chéron ou de Paris. Donc, j'ai désormais placé sur mon téléphone l'application "DayTime" qui montre en direct l'heure solaire (et lunaire) sur le cadran de ma montre virtuelle à l'écran :-) Cela me permet de mieux comprendre la relation entre la tonalité et l'heure réelle et sentir l’impact sur mon corps.


La relation entre les méridiens et les tranches horaires

La médecine traditionnelle chinoise (MTC) a répertorié depuis plus d’un millénaire les rapports entre tranches horaires et méridiens. Par exemple, le méridien du Gros Intestin est au maximum de son énergie le matin avant et après 6h (solaire) du matin : ce qui explique l’envie d’évacuation fécale qu’on pourrait avoir quand on se lève. Vient ensuite le méridien de l’Estomac avant et après 8h (solaire), ce qui expliquerait la faim qui nous pousse vers le petit déjeuner. Etc…

Les rapports entre tranches horaires et tonalités restent à construire. même si des propositions existent déjà dans certaines démarches (Yoga du son ou autre…), je reste cependant prudent à ce sujet et je préfère continuer mes recherches quotidiennes avant de communiquer mes résultats. Pour l’instant, je superpose l’observation de la tonalité, de la tranche horaire ET du méridien chinois en flux maximum et minimum. Je reviendrai vers vous quand j’aurais plus de matière sur le sujet, d’autant qu’il se peut que ce calage horaire/tonalité soit très personnel et difficile à généraliser pour l’ensemble des gens.


Quoiqu’il en soit,  apprendre à chanter des sons “de bien-être” est une une expérience quotidienne qui fait un bien fou au corps et à l’esprit. Une sorte de gymnastique vibratoire qui vient, au moins une fois par jour, nous reconnecter avec notre intériorité. 

Richard Cross ©



Photo de Richard Cross pour l'article des sons bien être